Paris, 1944-1946

During the WWII German occupation of Paris (1940-1944), up to 25,000 apartments inhabited by Jewish tenants who had fled the city or been arrested were re-rented to non-Jews by property owners and French authorities. After the capital’s liberation, many Jewish former tenants returning to the city found themselves without a permanent address. Conflicts broke out in the courts and the streets as they attempted to reclaim their former homes. Several hundred Parisians joined associations like the Federation of Renters of Good Faith to contest their court-ordered reinstatement. Association members petitioned the authorities and organized street protests. Employing micro and urban history methodological strategies, I draw on police reports, housing trial records, and Jewish organizations’ reports to explore how the home became an important site of Liberation-era disputes about who was truly French.

Article under review for a special issue of Histoire urbaine: “Conflits sociaux entre Juifs et non-Juifs après la Shoah. Le cas des appartements locatifs au 66, rue René Boulanger à Paris, 1944-1946.”

Paris, Jan 2018

Pendant l’Occupation allemande de Paris (1940-1944), jusqu’à 25.000 appartements habités par des locataires juifs qui avaient fui la ville ou été arrêtés sont réattribués à des non-Juifs par leurs propriétaires ou la Préfecture de la Seine. Après la Libération de la capitale, beaucoup d’anciens locataires reviennent à Paris et se retrouvent sans domicile fixe. Des conflits judiciaires et populaires éclatent lorsqu’ils essaient de réintégrer leurs anciens appartements. Quelques centaines de Parisians font partie d’associations comme la Fédération des Locataires de Bonne Foi, qui, dans des communications avec les autorités et des manifestations de rue, protestent contre les réintégrations ordonnées par des juges de paix. En employant des stratégies de la microhistoire et de l’histoire urbaine, j’étudie des rapports de police, des jugements de la justice de paix, et des communications d’associations juives pour explorer comment l’appartement locatif, espace urbain ordinaire, devient un enjeux des rapports sociaux entre Juifs et non Juifs.

Article sous considération pour un numéro spécial d’Histoire urbaine: « Conflits sociaux entre Juifs et non-Juifs après la Shoah. Le cas des appartements locatifs au 66, rue René Boulanger à Paris, 1944-1946 ».

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